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Epreuves d’évaluation avec support iconique
A) LES CLASSIQUES
mercredi 14 mars 2007, par J.Zwobada Rosel


Pour la première épreuve, on présentera trois exemples d’une population témoin, avant de comparer des analyses de corpus d’enfants de différentes problématiques entre eux, et on proposera les grilles qui ont servi de support aux analyses présentées.

ÉPREUVES D’ÉVALUATION D’UN POINT DE VUE CLINIQUE

I - Épreuves classiques : Thiberge, Les canards, Le Café Caisse.

II - Épreuve de Récit sur images séquentielles (Maternelle)

I - ÉPREUVES CLASSIQUES

Les deux premières épreuves ont été présentées dans la Thèse en b) Exemples de situation de recueil de corpus. L’accent est donc mis, dans cette présentation, sur une analyse qui privilégie la dimension linguistique/langagière.

Ces épreuves, considérées comme des épreuves cliniques, constituent ainsi des « corpus » qui permettent situer les problèmes que l’enfant rencontre non seulement du point de vue de son usage de la langue, mais de la façon dont il gère la situation proposée en fonction d’une consigne, et met en œuvre une forme de pensée qui s’exprime verbalement à partir d’un support « figuratif ».

-  Il s’agit en 1) 2) 3) de « tests » proposés par S. Borel Maisonny pour lesquels elle donnait des repères sur l’âge d’apparition des réponses sans les avoir étalonnés « scientifiquement ». J’aurais aimé pouvoir les valider sur ces bases mais je n’ai jamais réussi à écarter les réponses hors norme qui me semblaient justement les plus informatives pour tenter de comprendre la problématique de l’enfant. Les réponses sont tellement différentes, dans mon expérience, que je cherche davantage à repérer le rapport au langage et à ses fonctions à travers le comportement de l’enfant plutôt que de m’en tenir à des réponses quantifiables.
-  André Girolami Boulinier a présenté dans sa thèse une recherche sur le Café Caisse pour (3) où elle détermine des critères de réponses, et elle a de ce fait établi une référence normative qui va du primaire aux Grandes Écoles. Elle s’était même intéressée à une population étrangère (espagnole).

Pour la première épreuve, on présentera dans un premier article trois exemples d’une population témoin, avant de comparer des analyses de corpus d’enfants de différentes problématiques, entre eux et les grilles qui ont servi de support aux analyses présentées. On présentera également un exemple de l’évolution d’un enfant, et ces analyses dans un deuxième article. Après avoir rappelé les consignes, on ne donnera qu’un seul exemple de la seconde épreuve, en l’analysant par une grille de lecture.

On a retenu quelques extraits, troisième article, de la population de référence de A.G-B pour présenter la troisième, et illustré un mode de dépouillement de l’écart à la norme au niveau du codage de l’image du dernier élément pris en compte. D’autres articles présenteront une épreuve originale de récit sur images séquentielles (II), et discuteront différents aspects des récits sur images.

1) Thiberge (corpus : comparaisons ; grilles : critères d’analyse)

a) Évaluation au “Thiberge”

L’épreuve comporte une série d’images que l’on propose à l’enfant sur un petit carnet à spirale dont on tourne les pages. La première montre un enfant tenant un chien en laisse. La série permet d’explorer ce que l’enfant sait faire avec le langage pour décrire et nommer ce qu’il voit mais aussi ce qui n’est pas représenté. Plutôt que d’en présenter la liste, j’ai placé le notionnel exploré dans une grille ci-après. En effet cette évaluation met en jeu trois modes d’approche des fonctions du langage que j’ai déjà évoquées : référentielle (notionnel), interactive (en relation ou non avec l’interlocuteur et le support situationnel), métalinguistique et modalisatrice (marquant la place du sujet dans un discours qui porte sur des éléments eux-mêmes sémiotiques).

Les ÉNONCÉS s’inscrivent dans une référence allant de l’expérience particulière, monde familier, au point de vue générique, l’un et l’autre s’exprimant à travers des catégories linguistiques spécifiées.

Dans le type de TÂCHE de cette situation (support iconique), les stratégies dialogiques de l’enfant seraient liées à une double IMPLICATION :

1. dans la SITUATION, déterminant une tâche

2. dans le DIALOGUE, qui peut s’analyser à trois niveaux :
-  sur le plan cognitif, par l’adéquation du contenu des réponses dans une interaction Question/Réponse (Q/R)
-  sur le plan langagier en recherchant les commentaires et les changements de places discursives
-  sur le plan linguistique, en considérant les reprises catégorielles et les reprises thématiques.

LA CONSTRUCTION DE LA RÉPONSE ASSOCIE CES TROIS NIVEAUX L’implication de l’enfant dans la situation et dans le dialogue détermine en partie le déroulement de ce dernier : l’adulte est pris dans une double contrainte, celle de la situation (grille de questions et évaluation des capacités de l’enfant), et celle d’un échange dialogique dans lequel les productions verbales de l’enfant induisent en partie le type de relations discursives.

PROFIL DE L’ENFANT POUR L’ÉPREUVE

1. L’enregistrement donne peu d’indices concernant LE DEGRÉ D’INITIATIVE de l’enfant PAR RAPPORT À LA TÂCHE, si ce n’est à travers des questions directes et commentaires.

Il existe, en fait, chez l’adulte, des stratégies relativement constantes, verbales et/ou non-verbales, indiquant le passage à une autre image :
-  par le type d’évaluation, "bien" par exemple s’associant avec l’intonation pour clôturer la séquence
-  par la mimique, un échange de regards qui ne s’accompagnent pas nécessairement de verbalisation.

2. Deux questions se posent alors :
— l’enfant est-il capable ou non de repérer ces indices ?
— souhaite-t-il ou non les utiliser ?

3. Cette observation renvoie à ce que j’avais présenté du style cognitif dans les modes de communication familiales en reprenant l’incidence de styles relationnels familiaux (Lautrey) sur le développement cognitif de l’enfant selon les modalités des organisations socio-familiales : structuration faible dite aléatoire, rigide ou souple.

Dans le cadre de cette hypothèse, Masclet (1988) analyse les pratiques éducatives familiales en étudiant les relations sociales en jeu et les modes dialogiques... Les modes d’implication des enfants dans les dialogues ont été étudiés en fonctions de plusieurs entrées notamment : l’objet du dialogue, le type de participation à son déroulement, les stratégies des enfants pour parvenir à leurs fins : linguistiques (négociation) dans les familles à fonctionnement souple, sociales (chantage), pour les « rigides », et affectives (implication émotionnelle) pour les « aléatoires ».

Cette répartition est donnée à titre indicatif, il s’agit de tendances à mettre en relation dans la pratique avec les systèmes de valeurs des familles.

Quelques informations concernant les images jointes.

-  Les variations interindividuelles dans la population témoin :

—J’avais du garder Hugo quelques heures et plutôt que de regarder n’importe quel livre d’images je lui ai montré les images Thiberge.
-  Il était très à l’aise et intéressé.

—Les deux fillettes ont été le support de ma première intervention dans l’école maternelle. J’ai ainsi observé des comportements très contrastés chez Laure et Pauline, deux enfants de 5 ans, en fin de moyenne section de maternelle. L’une, Pauline, s’était fait passer l’épreuve d’elle-même, répondant à l’avance aux questions que j’aurais pu lui poser comme si elle avait saisi la pertinence des catégories qui n’avaient pas été exploitées à l’occasion des images précédentes alors que la seconde, Laure, celle qui avait appris et connaissait ses lettres, réclamait des questions pour pouvoir y répondre.
-  L’une s’apprenait, s’adaptant à la situation, l’autre apprendrait dans le cadre du passage anticipé que ses parents demandaient pour elle.

-  Les deux enfants de la population patho

Lucas se présentait comme dysphasique et Stie avec un retard de parole

-  Les grilles d’analyse proposées

L’objectif des « grilles » est de mettre en évidence ce qui est acquis ou non sur le plan de l’expression linguistique, des catégories perceptives, spatiales et logiques impliquées.

J’ai donc recensé le notionnel impliqué par les images pour situer les difficultés de l’enfant par rapport à la mise en mot de ces notions. Je propose des croisements car il est important pour moi de préciser la façon dont ces mots s’actualisent dans l’énoncé dans une situation dialogique (grille dans l’image suivante pour ce que le dialogue permet de mettre en évidence).

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Quelques Images Thiberge - Ces images ont servi de support à la comparaison entre plusieurs enfants de la population patho...

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Population Témoin - Ces trois enfants peuvent représenter une population témoin en me permettant d’insister sur les variations interindividuelles, en particulier au niveau du comportement (voir commentaire dans le texte).

logo DOCUMENT 56
Population patho - Dans un premier temps j’opposerai deux enfants déjà présentés Lucas 5 ans (à gauche) et Stie 4 ans 10 mois (à droite).

logo DOCUMENT 58
Grilles supports des analyses - Croisements proposés :
-  Enoncé et fonction dialogique
-  Langue et perception du genre, du nombre, de qualités... Différence absence Modalités de l’expression
-  Etayage de la question et localisation

logo DOCUMENT 60
Grille : Place discursive - Il s’agit davantage d’un outil de référence pour une analyse que d’une grille à remplir pour comptabiliser des réponses.

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